Найдено 144
Comptes rendus
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2024, цитирований: 0, doi.org
Une singularité agraire : le servage westphalien tardif
Bressan T.
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2024, цитирований: 0, doi.org, Abstract
Entre Rhin et Weser, la Westphalie du xviii e  siècle, morcelée entre de nombreuses souverainetés, semblait à l’écart du vaste mouvement européen des Lumières. D’autant qu’elle présentait toujours, au sein de sa population rurale, une forme de servage à la fois originale et importante, l’ Eigenbehörigkeit , centrée autour du pays munstérois : une forme importante non seulement par la superficie, la population et la législation concernées, mais aussi par la rigueur de certains de ses aspects (en particulier de son droit de mainmorte). En outre, relativement aux autres régions ouest-allemandes, l’aire westphalienne tarda à connaître, en ce domaine, un véritable mouvement émancipateur. En effet, un tel processus, pourtant annoncé par des débats antérieurs et quelques initiatives locales (notamment en terre prussienne), ne débuta sérieusement qu’avec l’occupation française de 1806-1813, pour s’achever une génération après, au lendemain des révolutions de 1830.
Y avait-il des espaces marginaux en Gaule romaine ?
Trément F.
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2024, цитирований: 0, doi.org, Abstract
Les progrès de l’archéologie au cours des trois dernières décennies ont profondément renouvelé nos connaissances sur le peuplement des territoires de la Gaule romaine. Des espaces considérés jusqu’alors comme marginaux, tels que les marais ou la haute montagne, paraissent avoir été occupés plus densément et depuis plus longtemps qu’on ne l’imaginait depuis le xix e  siècle. Du même coup, l’identification d’espaces marginaux par rapport aux foyers de développement est devenue un enjeu tout autant qu’un défi pour les archéologues. L’examen des aspects terminologiques et conceptuels montre que ce qui détermine le caractère marginal d’un espace n’est pas tant une contrainte environnementale qu’un manque d’attractivité, dont les causes relèvent de considérations d’ordre prioritairement socio-économique, démographique et plus largement géo-historique. La question de la marginalité rejoint celle du sous-peuplement et du sous-développement, avec laquelle elle se confond. L’auteur propose d’accorder une attention nouvelle à ces espaces, qui doivent être étudiés pour eux-mêmes et non plus en négatif par rapport aux zones plus développées qu’elles sépareraient (ou relieraient) en jouant le rôle de zones-tampons ou de zones de transition. Pour cela, il est nécessaire de surmonter le poids des représentations contemporaines, qui est à l’origine de multiples biais de la recherche, et de mettre en œuvre une méthodologie spécifique, fondée sur une combinaison de marqueurs archéologiques. Deux études de cas – les parcellaires fossilisés en contexte forestier du nord-est de la Gaule et la moyenne montagne auvergnate – mettent en exergue le concept de connectivité, essentiel pour évaluer le degré d’ouverture d’un espace vers l’extérieur. Il est toutefois important de rappeler que le développement local ne passe pas forcément par une intensification des échanges, et qu’il peut aussi être endogène. L’intérêt des marqueurs proposés plus haut est de souligner la diversité des formes de marginalité, ainsi que leur relativité. Aucune des zones étudiées ne semble être restée complètement à l’écart des dynamiques régionales de développement. C’est là probablement l’un des aspects les plus emblématiques de la mondialisation qui se met en place à l’échelle de l’empire romain durant les premiers siècles de notre ère.
Goinfres et miséreux ?
Charbonnier J.
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2024, цитирований: 0, doi.org, Abstract
Les paysans de l’époque moderne étaient-ils tous des crève-la-faim ? À partir de l’exemple du Bas-Poitou au xviii e siècle, cet article entend remettre en question le point de vue misérabiliste largement répandu sur l’alimentation paysanne. Sans verser dans l’extrême inverse de l’idéalisation de leurs conditions d’existence, il cherche à mettre en évidence les possibilités de choix culinaires et de préférences gustatives des paysans. Pour ce faire, sont successivement évoquées la vulnérabilité des paysans qui conditionne leurs capacités d’approvisionnement, la richesse des préparations culinaires à partir de la culture matérielle et des prémices des cuisines régionales ainsi que la recherche de satisfaction gustative qui conduit les paysans à tenter de surmonter les contraintes et à compenser la frustration du régime quotidien.
Les sociétés rurales anciennes ont-elles pensé les activités agricoles en termes de développement durable ?
Antoine A.
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2024, цитирований: 0, doi.org, Abstract
Les systèmes agraires traditionnels étaient-ils plus respectueux du milieu naturel que ne l’est l’agriculture contemporaine ? La question se pose tout particulièrement au moment où les paysages façonnés et utilisés depuis plusieurs siècles par les agriculteurs, la lande et le bocage de la France de l’ouest, sont en train de s’effacer. À nos yeux contemporains, le pillage effectué sur le milieu naturel par les agriculteurs avant la seconde moitié du xix e   et même du xx e  siècle peut sembler très limité : la technique était légère et les habitants beaucoup moins nombreux. Or, ces derniers ont eu conscience d’un risque d’épuisement de la ressource. La crainte de ne pas assurer leur subsistance impliquait en effet de tirer tout le parti possible à la fois des terres cultivées et des espaces incultes (landes, taillis, pâtis, forêts...). Les sociétés rurales anciennes ont pensé le développement durable par nécessité : préserver la ressource pour assurer la survie. Ce cercle ne se brise qu’avec la révolution agricole du xx e  siècle (chimie, matériel lourd, remembrement). Les moyens d’altérer durablement, voire irréversiblement, le milieu naturel prennent alors une toute autre dimension.
Ruptures et continuité
Gourbin P.
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2024, цитирований: 0, doi.org, Abstract
Tilly-la-Campagne est un petit village caractéristique de la Plaine de Caen, totalement détruit en 1944 pendant la bataille de Normandie. L’objectif de cet article est de mesurer l’ampleur de la transformation réalisée à l’occasion de la Reconstruction, à la fois du point de vue du projet architectural et territorial voulu par l’État maître d’ouvrage, et des projets de vie des habitants. Nous avons donc mis en parallèle les questions d’architecture (formes, programmes, matériaux), avec des indicateurs sociaux en lien avec celles-ci (activités professionnelles, propriété immobilière, compositions des familles, stratégies de lignage). Le panorama qui ressort de cette étude est celui d’une amélioration plus que d’une révolution : l’apparence change et le bâti est mieux adapté aux temps nouveaux mais la continuité l’emporte en matière d’activités et de stratégies familiales.
Aborder la modernisation des campagnes par le prisme scolaire
Ferrand M.
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2024, цитирований: 0, doi.org, Abstract
Cet article aborde la « révolution silencieuse », les décennies modernisatrices qui ont transformé les campagnes françaises, par le prisme de la politique scolaire menée par l’État à partir de la fin des années 1950. Avec pour cadre l’académie de Grenoble et au moyen d’une méthodologie accordant une large place à la cartographie, il aborde de manière originale cette période charnière pour le monde rural en mettant en lumière les enjeux croisés entre réforme du système scolaire et politique de modernisation agricole, interrogeant ainsi les représentations et les intentionnalités des technocrates de la V e  République vis-à-vis des espaces ruraux, et en apportant un éclairage sur les sociétés rurales des Trente Glorieuses finissantes et leur rapport au territoire, dans le cadre de l’analyse des parcours et des choix d’orientation effectués par les familles.
Les difficultés des fabriques paroissiales rurales dans la première moitié du XIX e  siècle en France
Darchis A.
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2024, цитирований: 0, doi.org, Abstract
Le décret du 30 décembre 1809 établit, dans chaque paroisse française, un conseil de fabrique pour assurer la gestion des recettes et des dépenses du culte catholique. Ce conseil, associant au curé des laïcs, dépend à la fois des autorités ecclésiastiques et des autorités administratives. Les fabriques se heurtent à des difficultés précoces : les recettes sont généralement insuffisantes et dépendent principalement des chaises et des bancs. Les luttes d'influence, au sein des fabriques, contribuent souvent à leur désorganisation et au déclin de l'engagement en faveur de la paroisse. Ces différentes difficultés sont à l'origine, sous la Restauration, d'un projet de réforme de leur comptabilité qui est refusé par les évêques.
Emmanuel Le Roy Ladurie (1929-2023)
Moriceau J.
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2024, цитирований: 0, doi.org
Les mille et une thèses rurales des années 2000
Antoine A., Skora S.
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2024, цитирований: 0, doi.org, Abstract
La liste des thèses « rurales » soutenues dans les universités françaises a été essentiellement établie en interrogeant la base thèses.fr. L’étude porte sur la période 2000-2022, 1   143 titres ont été collectés. Le corpus obtenu a été interrogé en fonction du domaine disciplinaire de la thèse, du type d’espace étudié, de la période concernée et du caractère tout rural ou partiellement rural de la thèse. L’étude statistique du corpus a fait apparaître à la fois des éléments de continuité qui avaient déjà été soulignés au moment de la création d’ hsr et des éléments nouveaux qui se sont progressivement accentués, notamment la tendance à inclure du rural dans des études relevant de disciplines très différentes.
Derrière les thèses, leurs auteurs
Skora S.
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2024, цитирований: 0, doi.org
Marchands associés : la coopération entre les entreprises marchandes dans les campagnes du Maine au XVIII e  siècle
Musset B.
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2024, цитирований: 0, doi.org, Abstract
Les sociétés marchandes du monde rural sont assez méconnues. Pourtant, cette forme de coopération est choisie par de nombreux marchands du Maine au xviii e  siècle, surtout dans le commerce des animaux (bovins, moutons, chevaux, porcs). Ces sociétés sont souvent des formes très simples et souples d’associations entre pairs, portant sur un type d’animal, pour une durée ou un espace limité. Elles sont parfois des formes plus élaborées et intégrées, avec un donneur d’ordres et des facteurs. Ces sociétés marchandes répondent aux structures du commerce rural, fortement décentralisé. Elles permettent des négociations plus faciles, une meilleure coordination des échanges et des facilités de paiement plus importantes. Certes, elles peuvent être instables et semblent rarement durables. Elles sont une forme de coopération qui s’insère dans un système marchand plus vaste, fondé sur une interpénétration de formes de concurrence et d’entraide.
Comptes rendus
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2024, цитирований: 0, doi.org
1 143 thèses collectées et analysées
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2024, цитирований: 0, doi.org
Trente Ans après…
Antoine A.
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2024, цитирований: 0, doi.org
Comptes rendus
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2023, цитирований: 0, doi.org
Le vallus , « moissonneuse gallo-romaine », et l’économie agropastorale de la Gaule
Ferdière A.
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2023, цитирований: 0, doi.org
Recherche de profits ou arrangements familiaux
Guégan I.
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2023, цитирований: 0, doi.org, Abstract
Sous l’Ancien Régime, le domaine congéable est le système d’amodiation des terres le plus fréquemment rencontré en Basse-Bretagne. Il repose sur la dissociation entre la terre et les édifices et superfices (maisons, granges, écuries, aménagements de prairies, talus). Simple locataire du fonds composant la tenue convenancière, le domanier est pleinement propriétaire des droits réparatoires (ou édifices et superfices). À ce titre, il peut les sous-louer à un paysan, phénomène fréquemment rencontré dans la région de Quimperlé. En plus de verser la rente due au seigneur foncier et exécuter les corvées en lieu et place du domanier, le sous-fermier doit s’acquitter d’un loyer souvent élevé. Bien que simple locataire, il doit payer le vingtième pesant sur la tenue et entretenir en bon état les édifices et superfices (entretien des talus, des toitures des bâtiments). Les conditions imposées au sous-fermier dans le bail sont rudes et le sous-fermage apparaît comme le révélateur des hiérarchies sociales dans les campagnes bretonnes. Toutefois, au-delà de la recherche de profits menée par les convenanciers, l’étude des minutes notariales prouve qu’il permet bien des arrangements familiaux. Le sous-fermage est ainsi utilisé par les tuteurs pour préserver les biens fonciers de leurs pupilles.
La terre et les hommes
Moulier J.
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2023, цитирований: 0, doi.org, Abstract
Cet article a pour objectif de mettre en lumière la vie des communautés rurales dans les Monts du Cantal à la fin du Moyen Âge. Ces communautés sont peu institutionnalisées mais très affirmées et tiennent leur cohésion de l’exploitation des communs. À partir du xiii e  siècle se met en place dans la région un pastoralisme entrepreneurial. Il s’agira donc de voir ici en quoi ce système économique spécifique et propre à la zone d’étude influe sur le fonctionnement social et économique des communautés rurales et comment les structures communautaires et familiales sont amenées à se recomposer au fur et à mesure des évolutions et recompositions foncières de la fin du Moyen Âge. La notion d’habiter sera ainsi étudiée dans son sens le plus large, celui d’un rapport au monde et à l’espace particulier, qui est ici celui de montagnards vivant au rythme des estives.
Les relations entre maîtres et ouvriers agricoles au miroir des sources judiciaires durant le XVIII e  siècle dans les campagnes belges
Pintus R.
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2023, цитирований: 0, doi.org, Abstract
Les relations entre un fermier et ses ouvriers agricoles (domestiques et saisonniers) dans les Pays-Bas méridionaux durant le xviii e  siècle ont été jusqu’ici très peu abordées dans l’historiographie. Nous souhaitons y remédier au moyen de procès opposant un fermier et ses ouvriers ainsi que d’autres affaires judiciaires dans lesquelles ils interviennent. Les fermes, cadres des procès, se situent dans trois régions agricoles : le nord du comté de Hainaut, le comté de Namur et le Roman Pays de Brabant. L’objectif poursuivi par cet article consiste à préciser la nature de leurs relations à partir de leurs premières interactions jusqu’aux dernières.
Les loups mangeurs d’hommes dans la Roumanie de l’entre-deux-guerres
Pierrot A.
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2023, цитирований: 0, doi.org, Abstract
Le dépouillement des journaux roumains de l’entre-deux-guerres, en particulier du grand quotidien Universul , révèle l’existence de centaines d’articles de presse rapportant des attaques de loups mangeurs d’hommes dans le pays durant deux décennies. Il s’agissait le plus souvent d’une meute ayant surpris un paysan attardé sur une route de campagne par un soir d’hiver. L’enregistrement de ces récits dans une base de données montre l’apparition, en diverses régions du pays, de séquences d’attaques concentrées sur quelques jours et quelques kilomètres carrés. Pareil synchronisme ne pouvant être le fruit de l’imagination des journalistes, on doit en conclure que la plupart des histoires étaient authentiques, ce que confirme un rapport officiel commandé par le gouvernement roumain au début du xx e  siècle, qui recensa après enquête neuf personnes dévorées pour l’année 1900, chiffre identique à celui révélé par le dépouillement du grand quotidien Universul de la même année. L’histoire de Maria Berlovan, tuée et dévorée par des loups en février 1927, prouve que la prédation sur l’homme a perduré jusque dans l’entre-deux-guerres : publiées dans la presse de l’époque, les circonstances de son décès ont été enregistrées de manière officielle dans les archives, et le récit de sa mort tragique s’est transmis de génération en génération jusqu’à aujourd’hui.
L’étude d’une entreprise d’embouche du bétail en Brionnais au xviii e  siècle
Fayard D.
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2023, цитирований: 0, doi.org, Abstract
Il est rare de pouvoir saisir l’activité d’embouche des bovins à l’échelle de l’exploitation. C’est ce que permet l’analyse du livre de comptes de la société de la Noue, dans la paroisse de Saint-Julien-de-Civry, en Brionnais, au cœur du berceau de la race bovine charolaise. Ce document, qui liste les achats et les ventes de bœufs au cours de la période 1743-1778, permet de saisir l’activité quotidienne de la société, de reconstituer les réseaux d’approvisionnement en bétail maigre et de vente du bétail gras et d’évaluer les revenus qui en sont tirés.
Le droit de parcours en Gascogne et Languedoc à la fin du XIII e siècle
Viader R.
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2023, цитирований: 0, doi.org
Le conseil général du Pas-de-Calais et la lutte contre la tuberculose bovine (1880-1960)
Roger P.
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2023, цитирований: 0, doi.org
Comptes rendus
Q3
Histoire et Societes Rurales, 2023, цитирований: 0, doi.org
Cobalt Бета
ru en